A.Q.N.I

Forums de discussion des survivant-es d'A.Q.N.I
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mar 7 Mar - 18:22

Je propose d'ouvrir un topic sur le blog au lieu d'en ouvrir un pour chacun de leur nouveau post, et de commenter au fur et à mesure. Là je viens de lire l'article sur la question martiale, et j'ouvre en fin de résumé plusieurs débats qui sont omniprésents sur le blog.

https://ddt21.noblogs.org/?p=1347

PS: Si vous allez en bas du texte, au-dessus des notes, moyen de DL via mediafire la brochure mise en page au format A4 et A5. Plus cool à lire, bien illustré et mis en page, et pis ça s'imprime pour ceux à qui l'écran fait mal aux yeuz.

Critique de l’idéologie anti-militariste et de l’incapacité à aborder/analyser la question martiale avec conséquence chez une grande partie de l’extrême-gauche. Suit un tableau réaliste de l’état de l’armée française, de la composition de ses différents corps dans le détail, et un point sur la crise que traverse la Défense au-delà des propagandes de l’Etat comme de celles de l’extrême gauche antimilitariste. Puis plein de réflexions intéressantes sur la course à l’armement, sur les ressorts de l’enrôlement, sur l’idée du retour (au moins partiel) du service national dans de plus en plus de pays, sur ce que pourrait être la guerre demain au-delà des prévisions ayant cru pouvoir supprimer le facteur humain dans la destruction, et quelques autres choses encore.
Et surtout, une fin de développement portant sur le rapport entre l’armée et les militaires et les périodes de guerres civiles, mais aussi et surtout entre ceux-là et l’activité de crise prolétarienne.
La relativisation de la thèse de la militarisation de la société est salutaire, tout comme toutes les interrogations sur les « tendances à la décomposition/recomposition de l’armée française, le développement d’autres instruments et modèles de défense, l’éventuelle mutation du rapport entre la société et ce corps de spécialistes, ou bien l’essor des SMP (sociétés militaires privées) ». Et autant d’infos pertinentes que de liens-sources qui interpellent déjà.

Mais je reste sceptique sur plusieurs petits détails. Déjà, l’insistance des gens de DDT21 à affirmer qu’ils sont certains que « les perspectives révolutionnaires semblent lointaines ». En soit, oui, y’a pas d’activité de crise à l’échelle internationale. Mais l’histoire a assez montré que ça peut aller très vite, qu’il suffit très souvent d’une goutte d’eau ici ou ailleurs, et c’est pas comme si 1. ça bouillonnait en permanence aux quatre coins du monde de manière diffuse, avec des caractéristiques + ou - bien définies selon les aires géographiques ("l'ère des émeutes" et ses deux dynamiques concomitantes qui commencent à se croiser (Suède, Grèce, France, Angleterre...) ; les luttes de classe en Chine, Bengladesh, Inde, Corée ; les luttes indigènes et décoloniales en Amérique du Sud/Mexique ; les luttes raciales/anti-trump aux States, et au-delà l'état économique et moral du pays qui en dit beaucoup (voir le blog lecoursdeschoses) ; etc) 2. la réalité de l’état actuel des rapports sociaux n’était pas brouillée par les différentes formes de propagandes et de répression silencieuse quotidienne. Je pense que si une goutte d’eau survient dans les dix ans à venir, et si entre temps le capitalisme ne se modernise pas un peu plus, étant donné plusieurs paramètres objectifs ou subjectifs qui eux aussi peuvent changer à tout moment (imaginaires d'une apocalypse/catastrophe imminente ou déjà-là, dégoût et perte de confiance dans le jeu démocratique représentatif avec des affaires de corruption du Brésil à la France et des gens de plus en plus "extrêmes" élus dans de gros Etats, chômage structurel, segmentation internationale du travail inédite, difficulté à gérer les populations surnuméraires entassées en banlieues des métropoles, etc.), beaucoup de monde serait prêt à s’engager dans un processus d’activité de crise (et je parle pas de « militants » ni de « militants en devenir »). J'aime pas trop ces projections dans le futur proche, qui veulent tout et rien dire, mais c'est aussi bancal que d'être aussi certain que DDT21 qu'il ne se passera R.

Aussi, la frange de l’extrême-gauche qui conçoit la répression des quartiers dans la continuité des techniques de contre-insurrection initiées pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie n’essentialise pas la population des quartiers; elle analyse historiquement un mouvement amorcé par l’Etat et l’économie de gestion de population surnuméraire… Il y a une filiation historique et factuelle entre les techniques contre-insurrectionnelles et ce que l’on apprends à la BAC, par exemple. Et étant donné la segmentation raciale du prolétariat en certain pays et lieux (qui est une donnée objective) via la production d’identité spécifique par le capital, continuer à crier partout que ces identités ne peuvent pas être des points d’appui pour des luttes (des points d’appuis ouverts, il suffit de voir la main tendue par tout le courant décolonial et ses théories mi-néozapatistes mi-cosmologiques, la main tendue que pourraient tendre - ou les ouvertures que provoqueraient - des luttes agencées autour de l’identité spécifique du prolétariat racisé des banlieues françaises, etc.), me semble complètement absurde et renforcer la distinction prolétariat blanc / prolétariat racisé dans le comportement que cela peut potentiellement induire (ne soutenir aucune lutte se revendiquant racisée, ne même pas dialoguer avec, etc.).
Or là, on retombe encore dans la caricature: voir dans ces identités des points d’appuis logiques car construits et surdéterminés ; comprendre la filiation historique qui lie ses populations à notre histoire coloniale ; comprendre la spécificité du traitement de certains quartiers ; ne veut pas dire attiser une guerre civile sur des fondements ethnico-religieux…. Ce débat est un peu relou, mais bon, à part ça cette brochure est salutaire et bienvenue (et les points relevés en mauvais sont clairement des détails dans ce qu’elle apporte).

PS: Cela dit, sur cette dernière question (qui n'est, je répète, pas centrale dans le texte sur la militarisation), le blog a sorti une interview que je n'ai pas encore lu. Il y a aussi eu récemment quelques livres sur le sujet. Bref, lien de l'itw, inshallah ça me fera changer d'avis ; j'y crois guère.
https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1369
Revenir en haut Aller en bas
Latifa

avatar

Messages : 1114
Date d'inscription : 04/08/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mar 7 Mar - 18:36

perso juis contre un blog
en tout cas un blog total serait dur a tenir en propos
et on n'est pas assez organiser nonplus
je pense que tu devrais appeler au vote pour décider du oui ou non du blog
Revenir en haut Aller en bas
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mar 7 Mar - 18:48

mooh ça va ça faisait ltps que j'étais pas venu et j'essaie de relancer un peu des sujets cool

sinon, j'ai pas très bien compris... t'es contre le principe de faire un blog ? ou tu parodiais le fait d'être "contre un blog" en général ?
Revenir en haut Aller en bas
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mar 7 Mar - 18:48

#demandedetraduction
Revenir en haut Aller en bas
M.

avatar

Messages : 1632
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mar 7 Mar - 20:45

J'avais trouvé ce texte bien aussi. L'interview que tu mets en lien n'apporte pas grand chose de nouveau par contre (si tu as ton avis sur la question, il ne risque pas de bouger). Je voulais lire le texte de LO sur la question pour voir, mais j'ai eu un peu la flemme. Par contre le bouquin de Nedjib Sidi Moussa je l'ai et il faut que je trouve le temps de le lire.

Concernant les techniques contre-insurrectionnelles militaires des colonies, qu'elles aient inspirés des techniques policières, peut-être, mais en quoi celles-ci seraient-elles liée à l'identité de ceux à qui elles s'appliquent ? Je veux dire en quoi les techniques des CRS changeraient qu'ils soient dans le centre-ville de Nantes contre des toto-zadistes, dans celui de Marseille contre des hooligans Russes et Anglais ou à Bobigny devant le tribunal contre des prol racisés* ?
Ce vocabulaire du "contre-insurrectionnel" me semble surtout à ranger avec celui de la prétendue insurrection qui vient. Ça permet à certains groupes de se donner plus d'importance qu'ils n'ont (c'est à dire aucune) par effet miroir. S'il n'y a pas de mouvement révolutionnaire aujourd'hui ce n'est pas parce que la police terroriserait la population en crevant un œil au flashball par-ci par-là ou tuerait un banlieusard de temps en temps. Croire ça me semble au même niveau que certains textes postés sur les "medias libres" qui se plaignent des fouilles à l'entrée des manifs ou qui au printemps dernier accusait le gouvernement de vouloir éteindre le (si réussi) mouvement contre la travail en temporisant... jusqu'aux vacances.

Donc oui la police peaufine son armement et ses techniques, mais d'ailleurs, comme on est en démocratie, tout ça est à "létalité réduite". Qu'on en soit à une militarisation de la société c'est déjà plus douteux. Il a quand même fallu attendre plus de 20 ans de vigipirate et quelques attentats pour que les militaires en faction aient un chargeur dans le fusil et le droit de tirer (cf le bataclan).

Bref un temps ça m'a convaincu ce truc, mais aujourd'hui beaucoup moins.

*D'ailleurs on a des analyses sur pourquoi ça n'a finalement pas bougé dans les banlieues suite à cette affaire Théo (et Adama avant) ? Ça m'intéresse. Les médiateurs de rue et autres employés municipaux et élus semblent avoir mis le paquet en tout cas.
Revenir en haut Aller en bas
http://spasme.noblogs.org
Latifa

avatar

Messages : 1114
Date d'inscription : 04/08/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mar 7 Mar - 23:12

Bobomb a écrit:
#demandedetraduction
je commence par bobomb
que entendons nous par le mot bobomb
il se peut que maintes entre nous l'entendent de façon séparé en deux partiels dont l'un serait 'bo' et l'autre 'bomb'
que nous signifie 'bo' ? bo comme bourgrois ? bo come beau ? bo comme bonbon ? bo comme boniface ? Est ce que ce bo est un raccourci ou une leurre ? Nous ne le savons pas !
Et si on se penchais sur le mot 'bomb'
bomb souvent associé a une explosion ! Un éclat, éclairant mais destructeur ! Méfions nous, car dans un nom vulgaire il se peut qu'il s'en cache un loup affamé, prêt a dévorer le précieux travail que nous, nous tous, comme nous y sommes, membres d'aqni, aient accomplis ses dernières 28 mois.
Je vous appelle, mes chers camarades, a vous indigner, vous soulever, vous révolter, avec toute force qui reste a votre corps épuisé et abusé, pour repousser une requête d'un repenti indigne de confiance par ses actes par son nom et par sa croyance pseudo révolutionnaire !
bo bomb ! bo bomb ! bo bomb !
Revenir en haut Aller en bas
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mer 8 Mar - 9:53



(dans mario tavu)
Revenir en haut Aller en bas
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mer 8 Mar - 10:11

M => Qu'il y ait des techniques particulières de maintien de l'ordre en quartier n'y construit pas directement une identité, bien que ça puisse à grande échelle y participer, mais je faisais référence à une note de bas de page du texte de Léoni qui elle fait le rapprochement. La note 57:

Citation :
Sauf à considérer, comme le font une partie de l’extrême droite et une frange de l’extrême gauche, que les prolétaires de certains quartiers sont par nature des étrangers et que leur répression n’est que la poursuite de la guerre d’Algérie (d’où la nécessité politique de voir de la « militarisation » partout)

Déjà "que leur répression n'est que la poursuite de la guerre d'Algérie", je crois qu'il y a là caricature. La référence est claire, c'est les travaux de Mathieu Rigouste sur la gestion endocoloniale des quartiers qui sont visés je pense. Mais post-colonial ou endocolonial ne veut pas dire "simple poursuite". Il y a d'autres références parsemés dans le texte, sur le même mode.
Par contre, ça me paraît logique qu'il y a des différences de gestions entre les quartiers (au jour le jour, avec un travail plus quotidien pour la BAC qui essaie de provoquer le crime, avec les rondes des patrouilles, les contrôles d'identité, des situations beaucoup plus spontanées et reliées à un terrain particulier) et les manifs totos (on envoie des compagnies de mobiles, quelques baqueux, et où que l'on soit les gestes sont strictement les mêmes, on canalise, on essaie que ça sorte pas d'un certain trajet, on riposte, on essaie parfois de nasser). Et quand ça part en émeute en quartiers, on envoie des snipers se poser, des brigades spéciales, etc. C'est quand même bien différent.

Au-delà de ces constatations, personne n'a jamais dit que si aujourd’hui il n'y avait pas de mouvement révolutionnaire c'était à cause des coups de flashball. Le vocabulaire contre-insurrectionnel provient en premier lieu de penseurs militaires et autres officiers (dont le plus connu est Galula) et reflète non pas une situation pire qu'avant, mais une transformation de la situation policière, de ses techniques, de ses modes de gestions. Et c'est une réalité à laquelle certains sont confrontés, rien de plus. C'est juste ça je crois et personne n'a la prétention d'aller plus loin, faut pas non voir de l'insurrection qui vient partout...

Pour le "pourquoi ça n'a pas bougé", ça a quand même pas mal bougé les premières semaines en banlieues parisiennes (et un peu ailleurs), sans que les médias n'en parlent vraiment. 2005, ils avaient joué un gros rôle, le jt de TF1 a vite parlé de guérilla urbaine etc et l'info s'était diffusée d'autant plus rapidement. C'était aussi au départ très localisé... Les "nouveaux médias" n'ont pas vraiment réussi à joué ce rôle là. Et puis il y a aussi le fait qu’aujourd’hui plein de quartiers sont de gros terrains, ça participe à la pacification sociale et les mairies en profitent bien souvent. Au-delà de ces données, je pense que c'est surtout d'ordre conjoncturel...
Revenir en haut Aller en bas
M.

avatar

Messages : 1632
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mer 8 Mar - 21:13

Oui effectivement ça fait penser à une critique de Rigouste. J'avais lu un article de lui où il résumait pour une revue les thèses développées dans son bouquin L'ennemi intérieur... (dans ma pile mais pas encore lu). Ça avait l'air effectivement intéressant. Et de mémoire, c'est vrai qu'il ne me semble pas qu'il disait que ce qu'il se passait dans les banlieues était la continuation de la guerre d'Algérie.
Par contre j'ai trouve quand même qu'il y en a qui sont fortement tentés de le dire en ce moment. Et dans un sens je crois qu'on peut facilement y glisser (je me trompe peut-être) quand tu dis plus haut que les identités peuvent être un point d'appuis pour les luttes. Franchement encore il y a peu je me disais que pourquoi pas (en ayant un peu fréquenté des Basques), mais au final je vois pas ce que c'est une identité "ouverte". Je ne vois pas en quoi revendiquer une identité peut produire quelque chose de positif. Avoir un attachement à une culture je comprends, en faire un étendard non.
Quand Makhno eut un entretien avec Lénine, il lui fit remarquer comment celui-ci évitait de parler d'Ukraine pour préférer le terme de "Petite Russie" (surnom condescendant et presque "colonial" que les Russes donnent à l'Ukraine). Pour autant il n'en a pas fait un cheval de bataille politique, au contraire il combattait les chauvins ukrainiens même quand ils n'étaient pas avec les blancs parce qu'ils étaient simplement contre révolutionnaires.
Revenir en haut Aller en bas
http://spasme.noblogs.org
M.

avatar

Messages : 1632
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mer 8 Mar - 21:15

Citation :
Pour le "pourquoi ça n'a pas bougé", ça a quand même pas mal bougé les premières semaines en banlieues parisiennes (et un peu ailleurs), sans que les médias n'en parlent vraiment

Si t'as des liens ça m'intéresse !
Revenir en haut Aller en bas
http://spasme.noblogs.org
Latifa

avatar

Messages : 1114
Date d'inscription : 04/08/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mer 8 Mar - 21:57

M. a écrit:
Oui effectivement ça fait penser ... Ça avait l'air effectivement intéressant. .... un cheval de bataille politique, au contraire il combattait les chauvins ukrainiens même quand ils n'étaient pas avec les blancs parce qu'ils étaient simplement contre révolutionnaires.
mais tu crois que 'effectivement' est mieux que 'en effet' ?
et sinon tu te rends compte du tas de merde que tu viens de dire ?
d'un sujet du tsar au sujet au sujet et au sujet. c'est pas une opinion ça ni un apprentissage, ni une vérité, c'est un tas de merde a qui personne devrait faire référence rien que par fierté.
Revenir en haut Aller en bas
M.

avatar

Messages : 1632
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mer 8 Mar - 22:42

Latifa a écrit:
d'un sujet du tsar au sujet au sujet et au sujet.

Oui et ? Le fait qu'ils aient été sujets du tsar les logeaient tous à la même enseigne ? c'est quoi l'idée? Y a pas de phrase complète.
Revenir en haut Aller en bas
http://spasme.noblogs.org
Latifa

avatar

Messages : 1114
Date d'inscription : 04/08/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Mer 8 Mar - 23:14

M. a écrit:
c'est quoi l'idée? Y a pas de phrase complète.
sans te rendre compte t'as touché !
ya pas de phrase complète nulle part. Et ça c'est due a la subjectivité.
Maintenant tu te mets a jouer au téléphone arabe (c'est pas moi, c'est une invention français petit bourgeois) et tu veux paraitre effectivement crédible ? crétin va
Revenir en haut Aller en bas
Lumpen Petite Bourgeoisie

avatar

Messages : 1502
Date d'inscription : 09/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 0:30

M. a écrit:
Citation :
Pour le "pourquoi ça n'a pas bougé", ça a quand même pas mal bougé les premières semaines en banlieues parisiennes (et un peu ailleurs), sans que les médias n'en parlent vraiment

Si t'as des liens ça m'intéresse !

Viens vivre à paname ma gueule. T'as vu où t'habites? C'est comme si tu sortais qu'à neuilly et que tu t'étonnais de ne rien avoir vu. Shocked
Revenir en haut Aller en bas
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 1:59

J'ai pas vraiment compris le rapport entre ce que tu m'as dit. Tu affirmes ne pas te souvenir pas que Rigouste ait dit que la gestion des populations surnuméraires de banlieues était la continuation de la guerre d'Algérie (et ça, je ne peux pas l'affirmer, pour la simple raison que ça pourrait être une position discutable si l'on entend par là une continuation non linéaire, parce qu'effectivement il y a une continuité de l'Etat (administrations, personnels, bureaucraties... mais aussi pratiques, idéologie, discours) depuis cette période à aujourd'hui en ce qui concerne le corps policier), puis tu estimes qu'on pourrait y glisser quand on dit qu'une identité spécifique surdéterminée peut être un point d'appui pour une lutte...

Mais quel est le rapport entre les deux choses ?
Et c'est si choquant que ça que de rappeler cette évidence ? L'expérience de classe se construit et reste déterminée par les rapports sociaux de production dans lesquels la naissance a placé les hommes, mais, dans la lutte, elle produit une logique de l'identité de la classe sur elle-même permettant à l'ensemble des expériences subjectives qu'elle représente de se traduire en termes culturels et de s'incarner dans des traditions, des systèmes de valeurs, des idées, des institutions, etc. (de prendre forme). C'est tout ce que démontre, par exemple, Thompson dans son histoire de la formation de la classe ouvrière anglaise. Cela dit, l'identité construite par la base (ici, l'intériorisation d'un sujet de sa racialisation et de ce qu'elle produit comme formes de mise à l'écart ou de traitement spécifique) suit ensuite sa logique propre, et rien n'empêche qu'elle ne se dépasse elle-même sinon ses propres limites.
Au-delà de ces considérations, il est clair que les identités ne sont jamais fixes ni homogènes, puisqu'elles restent avant tout construites et déterminées par le mouvement de l'histoire. Ca ne va, je pense, pas plus loin.
Revenir en haut Aller en bas
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 2:09

Pour le "ça a pas mal bougé les premières semaines en banlieues parisiennes", le mieux c'est que t'ailles sur cette page et que tu fasse CTRL + F (rechercher) "emeutes et incendies", et puis là tu ouvre les liens "Affaire théo" ou "policiers violeurs".
Il y a quelques liens dans "Divers" et dans "mobilisations lycéennes" aussi.

https://berthoalain.com/emeutes-en-france/
Revenir en haut Aller en bas
M.

avatar

Messages : 1632
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 12:20

Lumpen Petite Bourgeoisie a écrit:
M. a écrit:
Citation :
Pour le "pourquoi ça n'a pas bougé", ça a quand même pas mal bougé les premières semaines en banlieues parisiennes (et un peu ailleurs), sans que les médias n'en parlent vraiment

Si t'as des liens ça m'intéresse !

Viens vivre à paname ma gueule. T'as vu où t'habites? C'est comme si tu sortais qu'à neuilly et que tu t'étonnais de ne rien avoir vu. Shocked

Laughing
Revenir en haut Aller en bas
http://spasme.noblogs.org
M.

avatar

Messages : 1632
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 13:26

Bobomb a écrit:
Cela dit, l'identité [...] suit ensuite sa logique propre, et rien n'empêche qu'elle ne se dépasse elle-même sinon ses propres limites.
Justement c'est là j'ai de gros doutes sur la capacité de l'identité à se dépasser elle-même puisque son but est précisément de poser des limites. C'était surtout ça que je voulais dire.
Revenir en haut Aller en bas
http://spasme.noblogs.org
Bobomb

avatar

Messages : 345
Date d'inscription : 08/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 18:34

Pour quelle raison l'identité spécifique ici présente (celle d'une domination symbolique et factuelle et d'une mise à l'écart par le biais de la racialisation d'un sujet) ne pourrait pas plus dépasser ses limites qu'une autre forme d'identité spécifique dans une lutte ?
Ou bien, pour toi il n'y a jamais d'identité particulière ni de situation concrète objectivée à la base d'une lutte ?
Mais du coup ça part de quoi une lutte pour toi ?

Par exemple les luttes ouvrières résultent avant-tout d'une situation concrète et réelle d'exploitation qui peut prendre des formes très variées, tout simplement parce que la forme d'exploitation et de domination diffère selon les époques, les moments, les lieux, les secteurs, etc. Elles s'appuient par exemple toujours sur un rapport particulier au passé, une mémoire, sur des formes particulières de résistances, elle peut prendre appui sur des traditions, des systèmes de valeur, etc.

Un peu de prose structuralo-hégélian-marxiste à la TC, bien lourdingue, fait parfois du bien aux idées, je cop coll ici un passage d'un des meilleurs textes français en tout cas écrit sur le sujet actuellement, et avec lequel je suis plutôt ok:

Citation :
Les iden­ti­tés sont là, elles peuvent même être des points d’appui pour la lutte (contrai­re­ment aux vœux nor­ma­tifs), mais elles ne sont jamais fixes (contrai­re­ment à ce que veulent en faire les pra­tiques entre­pre­neu­riales) et même quand elles se « fixent » en com­mu­nau­tés, elles repro­duisent alors les contra­dic­tions de classes en leur sein. Il ne faut jamais oublier que toutes les iden­ti­tés sont construites, his­to­riques et fra­giles. La révo­lu­tion, mais aussi les luttes actuelles comme les émeutes dites de ban­lieues (2005 n’a pas été une révolte eth­nique) affrontent la sclé­rose de la défi­ni­tion de la classe comme caté­go­rie socio-économique, mais aussi affrontent ou par­fois seule­ment minent, inter­rogent, remettent en cause, toutes les iden­ti­tés qui se consti­tuent sur elles — natio­nales eth­niques, raciales, etc. — comme ses sur­dé­ter­mi­na­tions, ses condi­tions d’existence. Ce n’est pas une ques­tion intel­lec­tuelle reve­nant à savoir qui est qui, car cette sclé­rose et la lutte contre elle sont la confron­ta­tion de pra­tiques intri­quant la révo­lu­tion et la contre-révolution. La classe n’apparait pas tou­jours en clair et même rare­ment (il n’est pas dans la nature de la révo­lu­tion de faire son­ner l’heure de la der­nière ins­tance) : c’est dans une mul­ti­pli­cité de pra­tiques et de contra­dic­tions avec le capi­tal et de contra­dic­tions internes, de confron­ta­tions avec toutes sortes d’identités, d’actions à par­tir d’elles et de dépas­se­ment de celles-ci, qu’elle peut s’auto-transformer en classe com­mu­ni­sa­trice, c’est-à-dire s’abolir. La révo­lu­tion ne peut plus être affir­ma­tion d’un pro­lé­ta­riat se recon­nais­sant pour lui-même en tant que force révo­lu­tion­naire dans le mode de pro­duc­tion capi­ta­liste face au capital.

Les luttes n’existent tou­jours que « sur­dé­ter­mi­nées ». Dans cette « sur­dé­ter­mi­na­tion » ne réside aucun détour­ne­ment, mais c’est l’existence et la pra­tique réelles. C’est le rêve pro­gram­ma­tique qui veut une classe qui se dégage de son impli­ca­tion réci­proque avec le capi­tal et s’affirme en tant que telle dans une pureté auto­dé­ter­mi­née, une classe sub­sis­tant par elle-même.

Au-delà encore, j'en viens à poster la question naïve du pourquoi la race ne pourrait pas être, au contraire d'une "diversion" ou d'un "égarement", un point de départ pour une recomposition de certaines luttes actuelles ? D'ailleurs, ne l'est-elle pas déjà en certain lieux et moments ?

Pour le moment, on a pour la grande majorité des blancs qui estiment que la lutte des classes se soustrait à toute considération raciale, et qui viennent remonter les bretelles des non-blancs et de leurs alliés qui tentent d'affirmer le contraire. Ceux-là sont pour beaucoup des racketteurs politiques, qui cherchent une sortie institutionnelle et politique classique. Mais ils décrivent une réalité concrète qui va bien au-delà de leur regroupement.
J'émets l'hypothèse que la réaction des blancs "anti-racialisateurs" (pour reprendre leur terme qui lui-même part d'une incompréhension: ce n'est pas les racisés qui racialisent, c'est les racisés qui se reconnaissent racialisés et veulent s'organiser pour lutter contre cette racialisation qui est vue, à juste titre, comme une domination) est une contribution au racket de plus, une position morale dépassée par le mouvement de la réalité et les faits, et qu'en prétendant se soustraire à toute considération raciale elle ne fait que 1. témoigner de son éloignement de certaines catégories des classes populaires et 2. reproduire et brouiller la réalité de la domination raciale dans des dérives les plus puantes.
Revenir en haut Aller en bas
Latifa

avatar

Messages : 1114
Date d'inscription : 04/08/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 19:47

eh j'ai une question !
Si les ouvriers luttent depuis la nuit des temps, et ça en dehors des heures travaillées, elle.il.s se reposent quand exactement ?
Revenir en haut Aller en bas
Lumpen Petite Bourgeoisie

avatar

Messages : 1502
Date d'inscription : 09/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 19:57

qu'est que tu proposes d'autre à la place? plus de travail du tout? c'est ça hein?
Revenir en haut Aller en bas
Latifa

avatar

Messages : 1114
Date d'inscription : 04/08/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 22:31

Lumpen Petite Bourgeoisie a écrit:
qu'est que tu proposes d'autre à la place? plus de travail du tout? c'est ça hein?
c'est pas con, fallait y penser
mais on fait comment pour le fric ?
Revenir en haut Aller en bas
Lumpen Petite Bourgeoisie

avatar

Messages : 1502
Date d'inscription : 09/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Jeu 9 Mar - 23:57

je sais pas. Au pire on le supprime s'il nous pose trop de problème.
Revenir en haut Aller en bas
Latifa

avatar

Messages : 1114
Date d'inscription : 04/08/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Ven 10 Mar - 0:09

mais oui ! c'est géniale comme plan ! simple et épitaphe le Kapital !
Si on est tous d'accords, plus besoin de lutter ! plus besoin de taffer ! plus besoin d'étudiants éclairées qui deviennent pion et prof
Revenir en haut Aller en bas
Lumpen Petite Bourgeoisie

avatar

Messages : 1502
Date d'inscription : 09/06/2015

MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   Ven 10 Mar - 0:38

+10000
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)   

Revenir en haut Aller en bas
 
DDT21. "Douter de tout... pour tenir l'essentiel" (Gilles Dauvé, Tristan Leoni, etc.)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Tenter le tout pour le tout.
» Réunion pour partir à la recherche d'Athéna
» TOUT pour Blood Bowl
» Les bonnes manières de table
» Your guardian angel {pv Thomas of Norfolk}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A.Q.N.I :: Lectures-
Sauter vers: