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 UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ

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MessageSujet: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mer 30 Mar - 15:23

Citation :
Compte-rendu du livre de Houria Bouteldja :Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire

Est paru aux éditions La Fabrique Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire de Houria Bouteldja. Porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), c’est cependant à titre personnel qu’elle écrit ce livre. Il ne s’agira donc pas ici de rendre compte des positions du PIR mais d’un écrit singulier, écrit par une femme singulière.

Le livre est composé de six parties : il y a d’abord une sorte de prologue (« Fusillez Sartre »), puis quatre développements dans lesquels l’auteure s’adresse successivement à « Vous, les Blancs », à « Vous, les Juifs », à « Nous, les Femmes indigènes » et à « Nous, les indigènes » ; enfin une dernière partie, en forme d’épilogue, s’intitule « Allahou akbar ! ». Le tout est précédé d’un court avertissement au lecteur où elle prend le soin de préciser d’une part qu’elle puise son inspiration « dans l’histoire et le présent de l’immigration maghrébine, arabo-berbéro-musulmane », d’autre part que sous sa plume les catégories de « Blancs », « Juifs », « Femmes indigènes » et « indigènes » sont « sociales et politiques », qu’elles sont « des produits de l’histoire moderne » et que par conséquent elles « n’informent aucunement sur la subjectivité ou un quelconque déterminisme biologique des individus mais sur leur condition et leur statut » (p. 13). Autrement dit, son usage de la catégorie de « race » n’est pas racial mais social et politique.

Il faut y insister : on reproche à Houria Bouteldja d’introduire la catégorie de « race », ce qui tendrait à mettre au second plan l’usage marxiste de la catégorie de « classe », voire à véhiculer une idéologie raciale ; ce à quoi elle répond que ces catégories sont bel et bien opérantes dans la société et que par conséquent s’interdire d’en faire usage, c’est s’interdire de combattre l’inégalité raciale qui depuis 1492 structure l’impérialisme « blanc ». L’idée est notamment que l’avènement progressif d’une législation égalitaire, en Occident, a eu pour condition de possibilité, ou corollaire, la construction d’une inégalité raciale entre « blancs » et « indigènes » (indiens d’Amérique, noirs d’Afrique, arabes du Maghreb à partir de 1830 et peuples d’Asie). C’est en ce sens qu’elle peut écrire au sujet du féminisme, par exemple, que « les femmes blanches ont obtenu des droits, certes par leurs luttes propres, mais aussi grâce à la domination impériale » (p. 88, elle souligne). Et l’auteure de citer Domenico Losurdo qui explique, au sujet de la modernité politique bourgeoise : « L’histoire de l’Occident se trouve face à un paradoxe. La nette ligne de démarcation, entre Blancs d’une part, Noirs et Peaux-Rouges de l’autre, favorise le développement de rapports d’égalité à l’intérieur de la communauté blanche » (ibid.). Elle résume plus loin l’argument en une formule détonante : « Ils nous disent 1789. Répondons 1492 ! » (P. 116). La Déclaration de 1789, en effet, s’inspire de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776, laquelle a eu pour base matérielle le massacre des Indigènes et la traite des Noirs. Plus en amont, l’auteure a expliqué aux « Blancs » : « La race blanche a été inventée pour les besoins de vos bourgeoisies en devenir car toute alliance entre les esclaves pas encore noirs et les prolos pas encore blancs devenait une menace pour elle » (p. 41). C’est un argument qu’il faut partager sans réserve. Indiquons simplement que ces questions, en effet essentielles, sont mieux traitées dans le livre de Sadri Khiari La contre-révolution coloniale en France (La Fabrique, 2009). Il n’empêche, l’usage par l’auteure de la catégorie de « race » est donc non seulement irréprochable, mais salutaire. Elle en use en outre de manière parfaitement cohérente puisque dès les premières pages elle explique : « Pourquoi j’écris ce livre ? Parce que je ne suis pas innocente. Je vis en France. Je vis en Occident. Je suis blanche » (p. 23). Elle y revient plus loin : « Indigènes de la République, nous le sommes en France, en Europe, en Occident. Pour le tiers-monde, nous sommes blancs. La blanchité n’est pas une question génétique. Elle est rapport de pouvoir » (p. 118). Les accusations de « racisme » parce qu’elle a l’affront d’évoquer une race « blanche » impérialiste, ou de « misogynie » parce qu’elle ose interroger les ressorts d’un féminisme « blanc » qui trouve judicieux de stigmatiser les populations étrangères, notamment arabes, toutes ces accusations sont donc au mieux le fait de lecteurs trop pressés, au pire celui de belles âmes qui, sous couvert de principes humanistes, abritent un narcissisme d’homme « blanc ».

Ceci étant dit, et aussi distinctement que possible, il n’en demeure pas moins que son livre prend, à certains égards, une valeur de symptôme. La souffrance de Houria Bouteldja se veut politique. Et elle l’est en effet. Mais la souffrance ne fait pas un révolutionnaire, pas plus qu’elle ne fait un poète, un amant ou un mathématicien. De tout discours, il faut examiner l’ordre des raisons.


suite et fin
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Latifa

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mer 30 Mar - 19:08

j'ai rien compris, c'est bien ou mal d’être blanc.he ?
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Latifa

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mer 30 Mar - 19:11

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Bobomb

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Lun 4 Avr - 19:01

Pas mal, bien détaillé.

D'autres problèmes typiques de la "pensée-PIR" (même si ce livre est personnel pour la porte-parole) auraient pu être soulevés: l'historiographie décoloniale tant vantée au fil de leur page a, aussi, un côté "pâle" (l'Empire Ottoman et Chinois, avant 1492, oublié; tout comme l'esclavage oriental; tout comme l'Asie, la colonisation de la Corée par le Japon au début du XXème siècle, puis de la Chine; des cas plus réduits comme l'Irlande, etc ... Tout ça est passé à la trappe pour construire l'opposition Blanc/Indigènes) ; oubli du côté "intersectionnel" propre aux luttes "raciales" (race comme construction sociale, et pas biologique) qui mets sur le même plan les dominé-e-s blancs et les grands PDG, entre autres, et ce comme point final de toute l'analyse.

En tout cas, cette idée de faire de l'antisionisme "la terre d'Asile" des Damnés de la Terre me paraît débile. Son schéma anti-impérialiste hyper binaire n'est même plus à démonter.

Bref, dommage que l'outil analytique des "races" comme catégories sociales construites soient désormais vouées à pourir entre les mains de pareil-le-s théoricien-e-s... Ca faisait longtemps, même si certains de leurs textes me semblaient moins puants. C'est dommage cette infiltration de Bouteldja et autres, qui semble définitive, parmi les cercles d'études postcoloniaux, parmi certains groupements de "juifs pour la paix", de BDS, etc (même si c'est pas nouveau, loin de là).
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 14:47

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Lumpen Petite Bourgeoisie

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 18:32

c'est mal écrit.
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 18:45

déjà
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Latifa

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 19:24

moi je croyais depuis le début que la partie s’appelle enfaite la Partie de Indignes de la République et que Indigènes n'est qu'une erreur de frappe de ces legasteniens de beurres mafoi
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 19:37

Par contre je trouve ce dernier article du PIR vraiment bon. En fait il suffit qu'ils retrouvent un discours de classe et toutes les tendances identitaires sont comme oubliées. Ça laisse un petit espoir j'ai envie de dire. Parce que pour le coup ils visent juste sur la nuit debout.

Intensifier la lutte des classes dans les organisations non-blanches de même qu'intensifier l'antiracisme dans la lutte des classes quoi.

Citation :
Les Nuits sont blanches. Menacées de précarisation et de déclassement par la loi El Khomri, les classes moyennes blanches se sont massivement mobilisées et composent la majorité des assemblées présentes aux Nuits Debout. Traversées par deux grandes tendances, l’une radicalement anticapitaliste, l’autre plus encline à emprunter les contours d’un progressisme citoyen, lié essentiellement aux questions de féminisme, d’écologie, de libertés individuelles et de formalisme démocratique, le mouvement se heurte aux mêmes faiblesses de la gauche traditionnelle. Non seulement le « lumpen prolétariat blanc » y est absent, mais les milieux de l’immigration et des quartiers populaires (QP) se tiennent prudemment à l’écart.

Pourtant, les effets dévastateurs de la réforme ne s’arrêteront pas aux frontières des grandes villes et dégraderont les conditions de vie déjà déplorables des QP. Pourquoi peinent-ils à rejoindre la Place de la République ou les diverses initiatives locales qui ont été lancées ? Soulevée par les organisateurs eux-mêmes, la question de l’absence des quartiers et des populations non-blanches, bien que plus relative dans certaines mobilisations lycéennes et estudiantines, cristallise tous les mécanismes de reproduction du champ politique blanc.



La convergence des luttes ne se décrète pas. Suffirait-il de lancer une invitation aux représentants d’organisations de l’immigration et des QP pour en sanctionner la présence effective ? Aujourd’hui, nulle organisation ne bénéficie d’une base sociale assez conséquente pour prétendre à une telle légitimité. Si leur participation présente quelque intérêt, le risque est toujours de se voir cantonner au seul rôle de « visibilisation de nos luttes », trop insuffisant pour imposer un réel rapport de force en faveur des QP. Au mieux, c’est l’occasion de « profiter d’une tribune » pour sensibiliser aux problèmes des quartiers. Au pire, nous sommes la « caution indigène » d’une assemblée embarrassée par sa propre homogénéité sociale.

En effet, si les habitants des quartiers ne se sentent pas « concernés » par les Nuits Debout, ce n’est pas parce qu’ils ignorent leurs propres intérêts, ce n’est pas seulement parce qu’ils se refusent à se solidariser avec un milieu qui ne les a jamais soutenus quand, eux, se mobilisaient, comme ce fut notamment le cas pendant les révoltes d’octobre 2005. Mais c’est d’abord parce que, Nuit Debout, dans ses termes et ses modalités d’actions actuels, ne les concerne pas.

Notons, par exemple, que le taux record de chômage des jeunes des QP (plus de 40 %) réduit naturellement l’intérêt porté à une loi qui touche surtout ceux qui bénéficient déjà d’un contrat de travail. Par ailleurs, la réalité des QP et les priorités politiques qu’ils expriment lorsqu’ils se mobilisent est riche d’enseignements pour qui veut bâtir des ponts vers l’autre côté du périph’.

Alors que les crimes policiers racistes, les contrôles au faciès, la chasse aux sans-papiers, la négrophobie, l’islamophobie et la rromophobie d’État, les discriminations et plus récemment l’état d’urgence, ses 3000 perquisitions et ses assignations à résidence, ravagent la vie quotidienne des habitants des quartiers, sans provoquer un soulèvement massif de l’ensemble de la population, l’impressionnant succès de la mobilisation contre la loi El Khomri, sonne à l’oreille comme l’expression d’un énième « deux poids deux mesures », jusqu’au sein des mouvements de contestation.



Tout se passe comme si les luttes de l’immigration étaient imperméables. En témoigne la succession d’une séquence « post-attentats », où les mobilisations des organisations non-blanches se sont multipliées pour dénoncer l’islamophobie, la négrophobie d’État (dont les propos racistes de la ministre Laurence Rossignol) et les guerres impérialistes, et d’une séquence « loi El-Khomri », qui a entraîné des mobilisations essentiellement blanches.
Il faut savoir lire cette chronologie car aujourd’hui les milieux blancs paient leur indifférence passée vis-à-vis d’un état d’urgence qui ne les touchait pas directement. Renforcé par son offensive dans les QP, l’État, impunément radicalisé dans sa tendance autoritaire, a gagné du terrain, ce qui lui permet de s’en prendre désormais aux classes moyennes. Celles-là même qui appellent désormais les QP à se solidariser !

« Le paradis pour tous, ou l’enfer pour tous ! », répondent les Indigènes de la République. Autrement dit, nous ne grossirons pas vos rangs pour garantir vos privilèges. Notre histoire nous a assez appris à décliner l’invitation. C’est à vous de venir grossir les nôtres et nous convaincre de votre capacité à sortir du consensus postcolonial et raciste en défendant nos exigences fondamentales ! Non pas seulement en saupoudrant d’antiracisme, de Palestine et d’Afrique le catalogue progressiste des « nobles causes » à défendre, ni en les compartimentant en commissions spécifiques, ni même en envoyant des missionnaires dans les banlieues pour les « éveiller » à la politique.



Que faire ? Venez sur notre terrain. Notre terrain, c’est un agenda politique où nos priorités ne seront pas systématiquement les vôtres, où nos intérêts seront parfois concurrents, voire contradictoires. Ce qui n’implique pas que la convergence est impossible. Au contraire, c’est là qu’elle est plus que jamais nécessaire, c’est là qu’elle pourra être effective. Car il faudra alors « négocier » les conditions requises d’une alliance véritable, d’égal à égal, prémisse de cet « amour révolutionnaire » que nous appelons de nos vœux. Non pas une convergence abstraite et prophétique mais le projet politique d’une majorité décoloniale que nous pourrions nous atteler à construire ensemble, dans une égale dignité.



PIR


http://indigenes-republique.fr/nuit-blanche-debout-comment-sortir-de-lentre-soi/
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 21:52

le lumpenproletariat est bien absent, peu importe sa couleur (sauf les vendeurs de bibine à la sauvette). En revanche, il y a bien une "classe moyenne" "non-européen-ne" présente...
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 21:59

Par ailleurs, cette place est une véritable horreur pour les vegan edge. Il faudrait expulser les derniers lumpen-boutiquiers pour que l'on s'y sente un peu mieux
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Lumpen Petite Bourgeoisie

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 22 Avr - 22:01

la police avec nous!
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Sam 23 Avr - 1:03

et puis l'amour, ça fait un peu con-con et petit-bourgeois romantique comme concept.
Surtout que je me passe bien de l'amour de celleux qui ont la haine des juif-ve-s.
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Sam 23 Avr - 1:50

Ok ptetre que ya une classe moyenne non-blanche à la nuit debout (j'en suis de part l'origine sociale de mes darons, même si j'ai très souvent tendance à me considérer comme un babtou). Et ok les trucs sur l'amour révolutionnaire c'est des trucs mielleux à la con. Mais reconnaît que ça donne un peut d'espoir de réentendre un discours de classe qui s'éloigne de considérations identitaires.
Ils mettent avant les conditions du prolétariat et du Lumpen-prolétariat post-colonial, ça change de truc en mode les racisés qui réussissent (Benzema, B2O) prennent plus cher que les bourgeois blancs.

Bref j'ai toujours les mêmes réserves sur la question raciale en France qu'on soit clair, et l'idée d'une "division raciale du travail" me pose encore quelques problèmes. Mais bon j'ai quand même envie de dire que ce texte donne de l'espoir. Parce que l'appelle qui est fait invite simplement la classe moyenne à apporter de la ce-for aux organisations des couches les plus basses du prolétariat.


Dernière édition par Swagluminati le Sam 23 Avr - 12:37, édité 1 fois
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Latifa

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Sam 23 Avr - 3:41

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Latifa

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Sam 23 Avr - 4:45

pour détendre l'ambiance
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Lumpen Petite Bourgeoisie

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mar 26 Avr - 21:51

Citation :
même si j'ai très souvent tendance à me considérer comme un babtou

scratch
Je suis trop matérialiste pour comprendre ça. Des blancs-hes qui jouent aux renois, des noir-e-s qui veulent être blanc-he-s... Alors que nous sommes tous-tes des prolétaires. Peu importe notre couleur de peau, nous voulons tous-tes travailler à la chaîne dans une usine autogérée. cheers
En tout cas tu devrais avoir honte d'être blanc-he, exploiteur-se!
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Mao_ré

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mar 26 Avr - 23:00

Une usine alors que tu lis des triks d'anti productivisme.
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mer 27 Avr - 0:47

Lumpen Petite Bourgeoisie a écrit:
Citation :
même si j'ai très souvent tendance à me considérer comme un babtou

scratch
Je suis trop matérialiste pour comprendre ça. Des blancs-hes qui jouent aux renois, des noir-e-s qui veulent être blanc-he-s... Alors que nous sommes tous-tes des prolétaires. Peu importe notre couleur de peau, nous voulons tous-tes travailler à la chaîne dans une usine autogérée. cheers
En tout cas tu devrais avoir honte d'être blanc-he, exploiteur-se!

C'est aussi la preuve qu'on a tendance à rapprocher le statut de racisé du statut de prolo. Du coup un.e non-blanc.he issu.e de la petite bourgeoisie va pas trop se sentir racisé.

De même un mec ou une meuf renoi adoptée par des bourgeois blancs va assimiler la culture occidentale, aura aucune attache avec la culture dans laquelle il-elle est né.e. Du coup le racisme ne sera pas culturel mais phénotypique. Donc ça enlève des choses.


En fait c'est le partage blanc/ non blanc qui me gène. Je trouve qu'il rend compte de rien. Par contre parler de division raciale du travail et considérer que la racialisation peut aussi être vécue par des blancs (étrangers, bretons, provinciaux etc.) c'est juste montrer que le capitalisme doit différentier la force de travail et développe pour ça une idéologie essentialiste raciste qui imprime les différences dans le corps des sujets, mais aussi dans leur pratiques culturelles, leur langue, leur accent etc.
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mer 27 Avr - 17:46

ce qui me fait chier par contre est que ces connards de racistes me prennent pour l'un de leur des qu'ils apprennent que je suis allemand.e
je tellement envie de leur mettre un marteau entre les dents et leur couper la langue avec mon faucille
avant leur tatouer 'je suis un porc' sur le front
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Mao_ré

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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mer 27 Avr - 17:54

En même temps avec tout ce que vous avez fait depuis le congrès de Vienne c'est narmol !
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Mer 27 Avr - 18:07

ah j'avais raté celui-là
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Jeu 28 Avr - 20:55

Latifa a écrit:
ce qui me fait chier par contre est que ces connards de racistes me prennent pour l'un de leur des qu'ils apprennent que je suis allemand.e
je tellement envie de leur mettre un marteau entre les dents et leur couper la langue avec mon faucille
avant leur tatouer 'je suis un porc' sur le front

T'es un peu notre anti-Deutsche à nous. I love you
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Jeu 28 Avr - 21:26

je le vaux bien !
en plus mon arrière arrière arriéré grand père était sonneur de cloche a paris avant que napoléon avait besoin de lui pour assurer son derrière en allemagne pendant qu'il allait pacifier la russie
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   Ven 29 Avr - 0:20

Citation :
Du coup un.e non-blanc.he issu.e de la petite bourgeoisie va pas trop se sentir racisé.

Ille aurait bien tort. Crois-moi, en tant que blanc-he qui fréquente des petit-e-s-bourgeois-e-s blanc-hes la couleur de peau de leurs petit-e-s copain-ines de classe a une place importante dans les discussions qu'ils tiennent dans le dos de ces derniers. Ce sera "un-e noir-e qui présente bien", mais on n'oubliera pas sa couleur de peau.
C'est nettement moins fréquent parmi la classe ouvrière malgré ce que peuvent bien dire les médias. Probablement a-t-elle d'autres problèmes plus importants à affronter que de se poser sans arrêt des questions d'intégration. Mais le racisme de certain-e-s ouvrier-e-s fait plus tâche. Il est brut de décoffrage.

Citation :
Par contre parler de division raciale du travail et considérer que la racialisation peut aussi être vécue par des blancs (étrangers, bretons, provinciaux etc.)

Ca m'évoque le WHITE TRASH américain. On assimile les pauvres blancs aux noirs des ghettos, certes, mais on les qualifie tout de même de blanc. Perso, j'ai pu ressentir dans ma prime jeunesse de schlag le sentiment d'être non pas confondu mais traité comme un lumpen non-blanc, mais je n'ai jamais pensé ne pas être blanc et on ne m'a jamais confondu avec un non-blanc (c'est donc bien, pour moi, un problème d'appartenance à une classe sociale). D'ailleurs, je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui, mais pendant mon adolescence, c'était plutôt les midde class et les bourges qui adoraient s'inventer des origines exotiques pour pimenter leurs vies. Ca faisait "chic". La sociale-démocratie au pouvoir et son idéologie à la sauce "sos racisme" n'étaient pas aussi discréditer que maintenant.
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MessageSujet: Re: UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ   

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UNE INDIGÈNE AU VISAGE PÂLE - PAR IVAN SEGRÉ
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