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 Kolinko - la composition de classe

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MessageSujet: Kolinko - la composition de classe   Dim 13 Déc - 22:19

J'en suis qu'au début mais c'est très bon. Beaucoup d'éléments sur le caractère hétérogène de la classe exploité, la différentiation de la force de travail etc.

Citation :
Introduction
La composition de classe est une notion centrale dans notre recherche pour la possibilité de la révolution. Nous cherchons une force qui est capable de changer la société de fond en comble. Il est correct, mais trop général, de dire que seuls les exploités sont capables de renverser l'exploitation ; mais comment ce processus de libération se met-il réellement en place ? La perception des marxistes-léninistes diffère de nos expériences: le prolétariat n'est pas un objet uni, pas plus - à notre sens - qu'il ne lui manque seulement un parti politique pour surmonter les divisions au sein la classe et donner une direction révolutionnaire aux luttes ouvrières. L'analyse de la composition de classe peut nous aider à comprendre ce qui détermine les luttes, comment elles peuvent se transformer en un mouvement de classe et comment nous pouvons jouer une part active dans ce processus.
L'atelier sur la composition de classe peut donc être le point de départ pour une discussion plus profonde sur notre rôle comme révolutionnaires et nos stratégies politiques: où est la cohérence profonde entre le réseau de travailleurs CRO à Bologne, l'enquête ouvrière de Kolinko dans la Ruhr, les interventions à Brighton, le projet de presse de Folkmakt, etc. ? Sur quelles questions avons-nous des appréciations politiques différentes et quelles possibilités existent pour une coopération ultérieure ?
Commençons par quelques remarques sur le rapport entre la pratique politique et la notion de classe.

1. La notion de rôle des révolutionnaires est fondée sur une notion de classe et une relation à la classe spécifiques.
Généralement, dans la discussion sur le rôle de révolutionnaires, différents courants politiques (léninisme, syndicalisme, communisme de conseil, etc.) sont simplement comparés. Nous devons analyser comment les divergences dans la notion de rôle des révolutionnaires et de leur organisation proviennent des divergences de compréhensions de la classe et d'une relation historique spécifique à la lutte des classes.

2. Les différents courants communistes (léninisme, communisme de conseil, etc.) ont une notion formelle de classe dans commun.
En général, les différents courants saisissent le capital simplement comme une relation formelle d'exploitation: le surtravail est approprié par des mains privées ou par l'état. Ils négligent le processus matériel réel d'exploitation/travail. Cette notion formelle de capital mène à une notion formelle de prolétariat: une masse d'individus exploités qui doivent vendre leur force de travail en raison de leur non-possession des moyens de production. De cette même notion de prolétariat, des conclusions politiques divergentes sont tirées: les léninistes soulignent le besoin d'un parti politique qui est capable de rassembler des masses dont la seule cohérence est la similitude formelle de non-possession. Le parti doit donner une direction stratégique aux luttes spontanées des exploités. Les communistes de conseil remarquent simplement que la masse d'exploités crée ses propres formes d'organisation dans la lutte. Ils négligent la question de stratégie et voient la diffusion des expériences d'organisation parmi les ouvriers comme leur tâche principale.

3. Une notion formelle de classe ne peut ni expliquer, ni soutenir l'émancipation du prolétariat.
Cette notion formelle d'exploitation (l'appropriation du surtravail) ne peut pas montrer que que les ouvriers peuvent développer leur auto-émancipation. Comme non-propriétaires des moyens de production, on ne peut pas expliquer leur puissance. Le simple fait qu'ils sont tous exploités ne crée pas une cohérence réelle entre les individus. La possibilité d'organisation peut seulement être tirée du fait que les ouvriers ont une relation pratique entre eux et au capital: ils travaillent ensemble dans le processus de production et ils font partie de la division sociale du travail. Comme producteurs, ils ne s'opposent pas seulement au capital comme travailleurs-salariés formels, mais dans leur pratique spécifique, ils produisent le capital. De cette relation seule, les luttes ouvrières peuvent développer leur puissance. L'isolement des ouvriers par entreprise, par branche, etc., ne peuvent pas être surmontées artificiellement en prenant comme point commun le fait d'être tous exploités comme base pour une organisation. Cette tentative se termine généralement dans un nouveau syndicalisme de base: il y aura toujours besoin d'une institution extérieure si la cohérence des ouvriers n'est pas basée sur leur coopération sociale réelle, mais juste sur la cohérence formelle du travail salarié exploité. Le léninisme ne comprend pas cette raison profonde de la forme syndicale des luttes ouvrières. Il aborde le problème comme une simple question de direction: la cohérence externe est-elle créée par les syndicats ou par le parti communiste ? La critique du léninisme se réduit d'habitude à l'interrogation sur la forme de cette cohérence externe: elle n'est pas démocratique, pas construite par les travailleurs eux-mêmes, etc. Les critiques de gauche analysent très rarement le processus de production en termes de fondations pour la cohérence des luttes ouvrières. Donc ils ont tendance à suivre la spontanéité de luttes sans comprendre ou y soutenir une direction stratégique. Pourquoi des courants politiques différents se développent-ils malgré leur notion de classe semblable?

4. La raison des notions politiques et des pratiques différentes du léninisme et de ses critiques de gauche réside dans les conditions matérielles d'exploitation et de lutte des classes différentes auxquelles ils ont dû faire face.
Les communistes de conseil et d'autres critiquent principalement le caractère non-démocratique et paternaliste du parti léniniste. Nous pensons que la critique profonde du léninisme consiste à analyser comment la forme Bolchevique du parti est apparue dans conditions matérielles spécifiques de la Russie à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Une société agraire avec des villages de paysans dispersés et isolés, un haut taux d'illettrisme et peu de zones industrielles ne pouvait être unifiée politiquement que par une organisation de masse externe. C'est pourquoi la critique la plus profonde faite par les communistes de conseil était que cette sorte d'organisation n'était pas utile et appropriée dans leur situation historique, c'est-à-dire dans les régions industrialisées de l'Europe occidentale pendant les années 1920. Ils se sont rendu compte que les usines avaient déjà unifié les ouvriers et que la création des conseils ouvriers pendant la période révolutionnaire 1918-23 était la réponse politique du prolétariat. Aujourd'hui, seuls quelques critiques du léninisme reflètent ce noyau matériel. La critique reste généralement au niveau politique, ne touchant pas les racines matérielles du léninisme et des autres courants. Aujourd'hui, nous devons remettre la critique sur pied en analysant les changements dans l'organisation de l'exploitation et des luttes ouvrières. C'est la condition préalable pour le développement de nouvelles stratégies politiques. La notion de composition de classe peut nous aider pour cela.

5. Le coeur de la notion de composition de classe est la thèse selon laquelle il existe une forte relation entre la forme de lutte et la forme de production.
Les travailleuses ne se battent pas ensemble parce qu'elles ont conscience d'être toutes exploitées. Les luttes ouvrières résultent de conditions de travail concrètes, des situations réelles d'exploitation. Les luttes ouvrières prennent des formes différentes (dans le passé, dans des régions ou des secteurs différents, etc.), parce que le processus de travail concret et donc la forme matérielle d'exploitation diffère. Le mode de production et la position dans le processus social de production détermine la forme et les possibilités d'une lutte: les luttes des routiers diffèrent de celles des ouvriers du bâtiment, les grèves d'usines qui produisent pour le marché mondial ont des résultats différents des grèves dans les centres d'appel. Dans l'analyse de la cohérence du mode de production et des luttes ouvrières, nous distinguons deux notions de composition de classe différentes:

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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 12:39

Citation :
La perception des marxistes-léninistes diffère de nos expériences: le prolétariat n'est pas un objet uni, pas plus - à notre sens - qu'il ne lui manque seulement un parti politique pour surmonter les divisions au sein la classe et donner une direction révolutionnaire aux luttes ouvrières. L'analyse de la composition de classe peut nous aider à comprendre ce qui détermine les luttes, comment elles peuvent se transformer en un mouvement de classe et comment nous pouvons jouer une part active dans ce processus.

C'est assez caricatural des visions des ML quand même.

Regarde un peu le TKP-ML en turquie ou les naxalites en Inde, le black panther party etc... jamais ils ne disent "la classe ouvrière est unie" mais "il faut travailler pour unir objectivement tous les sujets révolutionnaires, puis les unir subjectivement par la perspective d'une révolution socialiste".

En gros l'idée du marxisme léninisme et du maoisme c'est d'unir tout le prolétariat le plus exploité de manière géographique, et d'unir la classe ouvrière dans l'entreprise, par la lutte, entreprise par entreprise, zone d'activité par zone d'activité, en tenant en compte au maximum des différences (genre-race), en tenant compte des idéologies posés par leur statut de classe etc.

Pour revenir sur le TKP-ML il ne fait quasiment pas allusion à la classe ouvrière alors que c'est l'un des principaux partis politiques d'extrème gauche, il ne fait pas allusion au besoin de direction révolutionnaire, etc. Pour eux, il faut que tous les opprimés se battent concrètement, situation par situation, en s'unissant de manière subjective, permettant de s'unir ensuite de manière objective par un changement des situations concrètes, ce qui permet de s'unir encore plus de manière subjective, objective, etc, de manière dialectique.

http://www.nouvelleturquie.com/fr/kurdistan/brigade-internationalistes-de-liberation-nous-ne-sommes-pas-les-femmes-qui-attendent-detre-delivrees/

http://www.nouvelleturquie.com/fr/kurdistan/les-pieces-didentites-brules-ils-appellent-a-rejoindre-le-front/

pour un petit aperçu des discours du mouvement ML occidental aujourd'hui en Turquie.

Du coup j'ai pas tout lû mais effectivement je pense que ce texte à tort sur pas mal de points, en fait, pour eux un parti politique ne peut pas être l'expression de l'organisation d'une classe (un parti politique ça peut être par exemple la Coordination Autonome en Italie, enfin du moins c'est l'embryon d'un parti communiste vu comme l'ensemble de la contre société, des contres pouvoirs prolétaires et opprimés dans le vieux monde en vu de le combattre).

il ne faut pas voir un parti comme les post staliniens rances du PCF des années 60, à mon avis c'est une erreure. Le parti bolchevik par exemple avait ses journaux très nombreux, des syndicats, des comités d'ateliers (enfin pas sous ce nom mais le principe était le même), des luttes de lignes, des comités culturels, des organisations féministes, des organisations ouvrières, des organisations de vieux, de jeunes, des bibliothèques, des cantines, des locaux, et surtout une solidarité concrète, une conscience subjective d'union, et des contres pouvoirs populaires ou les gens pouvaient décider de manière très concrète de la direction de cette contre société, à la fois à la base par l'initiative (ex on pourrait faire une cantine là, un journal là, et le parti, donc la solidarité d'une partie de la classe populaire, donne plein de moyens pour le faire)....

Bon le parti bolchevik à aussi fait des très grosses erreures dès le départ (pour moi c'est le rapport à la production, le fait de vouloir "produire plus" en gardant le travail capitaliste, ce qui à permis le rétablissement d'un état bourgeois ultra social, qui vivre de plus en plus à un état ultra répressif, avec le commencement de la répression anti populaire sous Staline, (lois anti homosexuel et patriarcales, lois de rétablissement de la productivité au nom de la guerre contre hitler etc, la conservation de cadres intellectuels dirigeants la masse ouvrière, etc).

Enfin voilà il faut pas voir un parti communiste comme un bloc monolithique, ou une direction chapeaute tout, un parti communiste, c'est un parti représentant de fait les intérêts de la masse exploité, c'est une contre société populaire avec une forte démocratie interne, une action d'initative à la base forte, et l'encouragement de toute forme de prise en main de toute oppression. sinon ce n'est pas un parti communiste.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 13:07

Ce qui est critiqué c'est l'idée commune au ML et aux syndicaliste révolutionnaire, de concevoir a priori (avant d'en faire l'expérience) l'unité de la classe et de dire que l'unité du prolétariat est là en puissance et qu'il faut juste la rendre effective. Or le textes propose une vision différente. Il faut partir du constat que la classe est composée de la manière hétérogène à cause de la nécessaire division du travail, et au fait que le capitalisme doit différencier la force de travail. Donc partir de cette différentiation, pour construire une unité qui est loin d'être acquise. Partir des luttes locales, et voir comment elles peuvent s'associer aux autres luttes pour créer l'unité.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 13:59

Citation :
L'unité de la classe et de dire que l'unité du prolétariat est là en puissance et qu'il faut juste la rendre effective

Sauf que c'est faux, les ML pronent l'union des classes exploités, des opprimés, et pas d'une union "en puissance qu'il faut rendre effective'. Ils disent qu'on peut potentiellement unir les gens dans certaines situations, et qu'on peut aussi faire de la révolution un but commun, rien de plus.

Citation :
Partir des luttes locales, et voir comment elles peuvent s'associer aux autres luttes pour créer l'unité.

C'est exactement le but des partis communistes : mettre en relation des luttes, en impulser de nouvelles.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 14:15

Texte intéressant, jsais pas si je réagirais dessus (la question de la marchandisation, du passage au travail concret et abstrait à propos du surtravail, des employés dépassant statisquement les ouvriers remettant en cause les analyses substantielles de composition de classe)mais merci de l'avoir posté.

Cette analyse prête le flanc à d'autres interrogations.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 18:27

FCP a écrit:
Citation :
L'unité de la classe et de dire que l'unité du prolétariat est là en puissance et qu'il faut juste la rendre effective

Sauf que c'est faux, les ML pronent l'union des classes exploités, des opprimés, et pas d'une union "en puissance qu'il faut rendre effective'. Ils disent qu'on peut potentiellement unir les gens dans certaines situations, et qu'on peut aussi faire de la révolution un but commun, rien de plus.

Citation :
Partir des luttes locales, et voir comment elles peuvent s'associer aux autres luttes pour créer l'unité.

C'est exactement le but des partis communistes : mettre en relation des luttes, en impulser de nouvelles.

Peut être que sur le terrain les marxistes léninistes ont la vision que tu décris. Mais force est de constater que, dans la théorie, beaucoup en reste à une vision uniforme du sujet révolutionnaire. Si le prolétariat est hétérogène, il y a cette certitude que le sujet révolutionnaire existe en puissance chez tous les travailleurs et qu'il faut le réveiller par la conscience de classe (conscience de classe qui ne peut être réveillée  que par le parti ou par le syndicat). Cette vision de la conscience de classe n'a rien a voir avec l'émergence de stratégies de luttes locales avec les outils à disposition, mais c'est  l'importation de l'extérieure d'un schéma préétabli. C'est une erreur, autant que le fait d'oublier les conditions matérielles dans lesquelles ont émergée le léninisme (Russie rurale, fort taux d'illétrisme) et le communisme de conseil (Europe centrale beaucoup plus industrialisée).

Bref il y a la théorie, les textes canoniques, qui font qu'on utilise les catégories de "Léninisme", "conseillisme", "Syndicalisme révolutionnaire", et puis il y a les multiples configurations de la société qui font qu'a telle moment telle stratégie est nécessaire.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 18:35

Pour le dire en une phrase : c'est pas le parti révolutionnaire qui doit construire l'unité de la classe, mais l'unité de la classe qui doit construire le parti révolutionnaire.

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messeufs

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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 19:50

Ou comment faire du vieux avec du neuf, ou l'inverse.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 20:45

Swagluminati a écrit:
Pour le dire en une phrase : c'est pas le parti révolutionnaire qui doit construire l'unité de la classe, mais l'unité de la classe qui doit construire le parti révolutionnaire.

Je dirais que c'est les deux, c'est la lutte populaire qui fait le parti révolutionnaire, le parti communiste, c'est ce parti qui fait la lutte, dans chaque lutte autonome il y à un embryon du parti... Après ceux qui en sont resté le plus à "l'ouvrier" ce sont surtout les trotskystes et l'ultra gauche, pour qui y'a la classe ouvrière et point barrre, on l'à vu avec tous les textes contre l'analyse de l'oppression raciale et les débilités de ce genre.

Pour moi il y à beaucoup de chose à reprendre des analyses des autonomes italiens et de leurs pratiques car notre société ressemble pas mal à la leur, même si des choses ont changé, que l'os est devenu caissier ou opérateur téléphonique (ou d'autres taff dans le même genre), que l'artisan de la ceinture rouge est devenu VTC ou auto entrepreneur de startup etc.

Citation :
Ou comment faire du vieux avec du neuf, ou l'inverse.

La société à pas fondamentalement changé, l'analyse de cette société changera fondamentalement pas du coup, ça me parrait logique.
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M.

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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 21:53

Sleep
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 22:16

C'est quoi qui te fais pioncer du coup ?
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 23:07

Le "parti".
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Moraletta



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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 23:09

pardi
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 23:11

Après j'ai pas lu le texte de départ, donc je m'avance pas plus.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 23:48

Nan mais c'que j'ai dis sur le parti ça n'a rien a voir avec le texte attention. C'est juste pour reprendre une catégorie dans son acception la plus large sans aucune référence à aucune expérience historique... Parti = organisation de la classe qui fait la révolution, c'tout.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Dim 20 Déc - 23:51

messeufs a écrit:
Ou comment faire du vieux avec du neuf, ou l'inverse.

C'est pas l'homme qui prend la mer c'est la mer qui prend l'homme.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 9:46

tintintin !
Sinon y aussi cette version que j'aime bien :
Booba a écrit:
C'est pas la mer qui prend l'Homme, c'est Christophe Colomb
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 19:21

Swagluminati a écrit:
Nan mais c'que j'ai dis sur le parti ça n'a rien a voir avec le texte attention. C'est juste pour reprendre une catégorie dans son acception la plus large sans aucune référence à aucune expérience historique... Parti = organisation de la classe qui fait la révolution, c'tout.

Même plus large, organisation des opprimés, exploités et de leurs soutiens, créant une contre société et des pouvoirs populaires, bref le parti c'est un état populaire en gestation Smile c'est plus vraiment un état, mais c'est pas encore l'abscence d'état : c'est le parti communiste qui renverse la société et crée la commune, l'état prolétaire, le socialisme, en espagne, le parti c'est la FAI, la CNT-AIT et les milices populaires. En Russie, c'est le parti bolchevik et les organisations de masse : syndicats, assemblés, soviets, etc. Même la commune, l'armée parisienne, c'était une partie du parti communiste en puissance.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 19:25

Non là tu confonds la "cause" et les institutions qui prétendent la défendre, c'est pas pareil.
Le parti d'en rire n'est pas le parti du rire.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 20:23

M. a écrit:
Non là tu confonds la "cause" et les institutions qui prétendent la défendre, c'est pas pareil.
Le parti d'en rire n'est pas le parti du rire.

Franchement ça deviens lassant cette analyse ultra fermée et superficielle "salauds bureaucrates qui prétendent défendre les intérêts du peuple pour le manipuler".
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 20:43

ben excuse moi mais les bolchéviks justement...
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 21:15

le parti bolchevik ne ressemblait ni à lutte ouvrière, ni à la caricature qu'en à fait le PCF, justement.

ce qui ne veut pas dire qu'il faut recréer un parti bolchevik, qu'il n'y avais pas de problèmes ou que tout était parfait... mais c'est bien de voir un peu ce qu'à réellement été le bolchevisme, comprendre comment se créent les partis de masse etc.

http://revueperiode.net/vers-un-nouveau-depart-une-alternative-au-parti-de-masse-en-miniature/
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 21:31

Je te parles pas du PCF, je te parle de ceux qui voulaient un pouvoir centralisateur, qui tiraient dans le dos de leur alliés anarchistes pendant la révolution russe ou qui dénonçait "la maladie infantile...". Les bolchéviks quoi. Je suis persuadé que tu en connais plus que moi sur la question, mais bon jusqu'à maintenant il m'a pas semblé que les éléments susmentionnés soient des inventions...
Donc les partis, hein...
Et puis c'est pas "ultra fermé" de faire une différence entre les deux définitions que peut prendre un mot en français.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 21:47

N'importe quelle organisation politique est un parti avec ces tares.

Je préfère qu'elles soient admises et controlés que mises sous le tapis.

La CNT FAI était surement l'organisation la plus bureaucratique et anti féministe du mouvement révolutionnaire européen, celle avec la justice la plus expeditive aussi. Et pourtant c'est considéré comme une référence par les anti autoritaires, par exemple.

Le bolchevisme c'est pas que une direction ultra centralisée, etc.

Déjà croire qu'une direction en exile dans un pays ultra fermé à une époque ou le téléphone n'existait pas pouvait tout diriger, c'est vraiment utopique.

Le bolchevisme, le léninisme, c'est pas juste dire "salauds de gauchistes" (même si en effet il y à eu les attaques contre Krondstat et la Makhnovtchina, qui sont absolument injustifiables) c'est considérer que "de fait" il y à une avant garde, qui est l'ensemble des gens actifs, militant, du mouvement révolutionnaire, les gens qui "savent qu'il faut faire la révolution".

Ces gens là doivent essayer d'aller vers les gens, de synthétiser les idées, d'apprendre au maximum des échanges, etc, et à partir de ça, de créer un "programme", c'est à dire en fait de créer une idée de comment agir, à tel moment, avec telles personnes.

C'est à dire : un parti organisé, ou seuls les personnes qui ont vraiment envie vont, et autour des organisations de masse, des organisations de communistes et de non communistes, ou les communistes synthétisent les idées justes, ou les gens, "le peuple", les prolétaires et les classes populaires, décident elles mêmes de chaque aspect de leur vie.

Bien sûr il y à des cadres, comme dans tout mouvement politique, des gens qui ont un certain savoir et un certain savoir faire politique, mais qui, en tant que cadre, peuvent être critiqués (contrairement aux organisations anarchistes ou vu qu'il n'y à "pas de chef" personne ne peut être jamais critiqué).

Les choses qui existent sont délimités clairement, "mises dans des cases" : l'autorité est mis dans une case (cadres, délégués, dirigeants), ce qui ne veut pas dire qu'ils ont le pouvoir mais qu'on admet que ceux qui centralisent ont un pouvoir particulier, qu'il faut donc contrôler, et combattre le cas échéant.

Il faut admettre les divisions racistes et sexistes, créer des organisations spécifiques menant la lutte contre les oppressions, au sein du parti et dans la société en général.

Il faut aussi admettre que la lutte de classe ne s'arrête pas à la parte du parti politique ou de l'organisation mais qu'elle continue à l'intérieur.

C'est ça pour moi le marxisme léninisme.

Et aussi pour moi on peut très bien être marxiste léniniste, et s'inspirer des anarchistes, des maoistes, des révoltes paysannes, des syndicalistes révolutionnaires, des féministes, des antiracistes, etc... c'est pas une doctrine figée (sinon ça deviens un truc autoritaire, totalitaire plutôt que totalisant comme dirait moraletta) ou rance, c'est pas dire "la lutte de classe en premier, avec LE PARTI qui dicte sa leçon aux prolétaires), pour moi un parti communiste, c'est une organisation de politique de fait, qui vit de manière démocratique, qui s'organise et se donne la capacité de détruire et de remplacer la société bourgeoisie, qui prone l'initiative, qui donne tout le pouvoir à la base (all power to the people, slogan du parti maoiste des black panther). Sinon ce n'est pas un parti communiste tout simplement.
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MessageSujet: Re: Kolinko - la composition de classe   Lun 21 Déc - 22:09

Citation :
La CNT FAI était surement l'organisation la plus bureaucratique et anti féministe du mouvement révolutionnaire européen, celle avec la justice la plus expeditive aussi. Et pourtant c'est considéré comme une référence par les anti autoritaires, par exemple.

Je ne cherchais a idéaliser personne, c'était juste pour rappeler à quoi peut mener l'esprit de parti à mon avis.

Bon pour le reste je trouve que ça sent un peu le Ripolin ta vision des choses. Moi ça me convient pas perso.
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Kolinko - la composition de classe
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